# EHPAD : que révèlent réellement les nouveaux indicateurs sur le personnel ?


Depuis août 2026, trois nouveaux indicateurs concernant les professionnels des EHPAD doivent être rendus publics :
le taux d’encadrement des résidents par les professionnels médicaux, paramédicaux et socio-éducatifs ;
le taux d’absentéisme du personnel ;
le taux de rotation du personnel.
Leur contenu et leur mode de calcul sont précisés par le décret et l’arrêté du 8 août 2026. Ces données sont destinées à être publiées sur le portail officiel « Pour les personnes âgées ».
Cette évolution répond à une attente légitime de transparence des personnes âgées et de leurs proches. Seulement ces chiffres ne peuvent être interprétés isolément.
Des indicateurs qui signalent, mais n’expliquent pas

Un taux d’absentéisme ou de rotation élevé ne permet pas, à lui seul, d’évaluer la qualité d’un établissement. Il peut être influencé par de nombreux facteurs : tensions de recrutement sur le territoire, épidémie, évolution du public accueilli, postes vacants, organisation du travail ou transformations internes.
Ces données constituent donc des signaux, pas un diagnostic.
La véritable question, pour les directions, est la suivante : comment passer d’un indicateur rendu public à une démarche collective d’amélioration ?
Cela suppose notamment d’examiner :
la charge et la répartition du travail ;
les coopérations entre métiers ;
les marges de manœuvre des professionnels ;
la circulation de l’information ;
la reconnaissance du travail réalisé ;
la participation des équipes et des résidents aux décisions qui les concernent.

Un sujet pleinement QVCT et RSE
L’absentéisme, la fidélisation des professionnels et la qualité de l’accompagnement sont étroitement liés aux conditions dans lesquelles le travail est réellement réalisé.
Une démarche #QVCT ne consiste donc pas à chercher immédiatement une action destinée à « faire baisser un taux ». Elle vise d’abord à comprendre le travail, ses contraintes, ses ressources et les difficultés rencontrées par les équipes.
Ces indicateurs peuvent devenir des supports de dialogue professionnel : espaces de discussion sur le travail, ateliers participatifs, groupes d’analyse, management visuel ou facilitation graphique. La visualisation des constats, des causes possibles et des actions permet de rendre le diagnostic accessible et de construire une feuille de route réellement partagée.
Cette démarche relève également du pilier social de la #RSE : qualité de l’emploi, prévention des risques professionnels, dialogue avec les parties prenantes, fidélisation des compétences et qualité du service rendu.
S’inspirer sans transposer mécaniquement
Les principes développés dans les organisations en équipes autonomes, notamment dans les services autonomie à domicile, apportent des pistes intéressantes : davantage de coopération, de responsabilisation, de proximité dans la décision et de régulation collective. Ils ne peuvent pas être reproduits à l’identique en EHPAD, mais ils peuvent nourrir la réflexion sur l’organisation du travail.
La méthode #OPÉRA, inspirée du modèle suédois #Tubbemodelen, propose également d’associer davantage les professionnels et les résidents à la vie de l’établissement. Elle met en avant la participation, le sens du travail, l’autonomie des résidents et la valorisation des équipes. Les résultats avancés concernant l’absentéisme et la rotation doivent toutefois être considérés comme des retours d’expérience, et non comme la démonstration d’un lien automatique de cause à effet.
Chez Humanis Consult, nous accompagnons ces réflexions à travers la QVCT, la RSE, les espaces de discussion sur le travail avec @Patricia Dubos, @Christelle Pillot a son expertise sur le management visuel et la facilitation graphique. Selon les besoins, cette approche peut être enrichie par le travail de @Gabrielle Pineau sur l’accompagnement et la dynamique des collectifs.
Et dans votre établissement, ces indicateurs sont-ils seulement collectés ou sont-ils déjà utilisés pour ouvrir le dialogue avec les équipes ?





Commentaires